XXVI. Ice

Ice

Une épaisse brume m'enveloppe
Surmonter d'une pluie glaciale
Les gouttelettes d'eau s'éclatent au contact d'un obstacle
Elles sont si froides
Lorsqu'elles s'abattent sur ma peau
Ce n'est plus de l'eau
Mais des aiguillons de glace qui me transperce
L'eau est devenue glace
Le liquide est devenu solide
Le sang s'écoule de ma chair
Par ces milliers d'écorchure
Et se mêlent à présent au sol boueux
Je m'effondre à genoux
Mon armure gorgée de liquide
Devenue impossible à supportée
Mais je ne compte pas m'en débarrasser
A plein poumons
Je respire ce brouillard intense
Mon esprit ce gèle
Confiner dans cette immensité
Ce que j'aimerai me relever
Au lieu laisser mon visage contre la terre
La boue, le sang et l'eau
S'agglutinants dans ma bouche
Rampant le long de ma gorge
Etouffant lentement mon corps
J'aurais voulu que cette brume soit un lac
Afin de pouvoir flotter à sa surface
Regarder jusqu'où s'étend l'horizon
De cette étendue à la vie nocturne
La pluie continue à me déchirer le visage
A me crever les yeux
A ensanglanter mes lèvres
Lèvres et sang que j'aimerais déposer sur ton corps
Descendre de ton front jusqu'à ta poitrine
Glisser ma langue le long de tes seins
Dans un dernier souffle d'agonie
Je pousserai ma volonté jusqu'à ton ventre
Je forcerai mon âme à se relever
Peu importe que mon propre corps soit en lambeau
Que ma posture soit celle d'un revenant
Je veux te contempler
Vierge et nue
Allonger sur le sol
Recouverte par la boue rougeâtre
Qui caresse ta chair
Coulant le long de tes cuisses
Léchant ton entrejambes
Tes yeux envahis par la tendresse et le désespoir
J'aurais voulu que tu me fasses partager cet instant
Encore une fois seulement
Mais tu vas te dissiper
Comme cette brume qui m'entoure
Cette brume qui viole mon âme
Comme cette terre qui viole ton corps
A travers cette pluie de glace qui nous ravage
L'éclat de la lune se disperse et se reflète
Comme sur les diamants aux mille facettes
Répandant la lumière morte sur nos vie, nos âmes
Prend moi juste une dernière fois dans ta bouche
Entre tes lèvres charnelles
Suce mon âme comme on aspire à la vie
Mort ma chair comme l'on croque un fruit
Mais prend le temps de savourer ton plaisir
Prend le temps d'apprécier chaque parcelle
D'apprécier chaque sensation
Celle de la chair
Celle du sang
Celle du fluide vital
Déhanche ta carcasse de damnée
Jouissant au milieu de la boue
Lapider par des milliers de cristaux
Qui déforme ton aura de déesse
En celle d'une créature décharnée
Le corps déchirer en lambeau
Les cheveux rempli d'un liquide froid et vaseux
Tu viens me caresser la chair de tes griffes acérées
Tes paupières écorchées
Me laisse entrevoir un regard macabre
Des yeux d'une telle morbidité
Que même l'enfer en serait effrayé
Le désir qui brûle en moi est intense
J'ai envie de brandir mon glaive
Au-delà de cette brume
Défier les créatures et les esprits les plus puissants
Continue de lécher le sang qui s'écoule de mes veines
Continue d'embrasser le fer de mes bottes nimbé de cuir
L'aube se lève
La brume se dissipe
Tu t'évapores
Je me retourne et reprend mon chemin
Apres une longue nuit de songe agité
Quel rêve étrange
Mais cette boue sur mes bottes
Ce sang sur mon armure
Ces écorchures sur mon visage
Tout cela n'était il vraiment qu'un rêve
Cette brume
Fut elle crée par mon esprit
Ou vient elle d'une entité supérieur
Qui voulu m'offrir une nuit de repos
A sa manière
Dans son domaine
Je lève mes yeux vers le ciel
Il pleut
Je souris
Car c'est de l'eau qui ruisselle à présent
Sur ces landes dévastées
Le long de mon armure
Mais je garderais toujours ce souvenir
Celui où l'eau devint glace
Et que cette pluie de cristaux lunaire
Me déchira la peau
Dans un étrange passé


Sworgheist Dracos from "Drak & Sworg"
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# Posted on Wednesday, 30 August 2006 at 10:03 AM

XXVII. Angel

Angel

Allongé au sommet des pans rocheux
Je regarde la nuit
La lune brille derrière des nuages d'apocalypse
Des ombres d'où ne ressortent aucunes lumières
Soudain je les vis se fendre
Déchirer par un objet enflammé
Comme une comète s'abattant de plein fouet sur mon monde
Je me redresse
Observant l'immense forêt qui dévalait à mes pieds
Quelque part au loin
A travers les cimes sombre dépassant la nuit
S'extirpe une lueur infernale
En un point circulaire
L'herbe se consume
Les arbres se calcines
A travers ces amas de flammes
Que tu as déclenchée dans ta chute
Le fracas de ta déchéance
Résonne à travers les bois
Comme autant de créatures qui gémissent
Je me lève
Saute au sol d'un pas décidé
M'enfonce à travers cette forêt damnée
La curiosité me pousse inexorablement vers cette lumière
« Hmmm » la pluie se met à tomber
Les flammes s'abreuvent et se meurent
Les lumières tirées de l'enfer s'affaiblissent
Elles vacillent
Je finis quand même par te rejoindre
La gerbe des dernières flammes se fait agressive
De mon bras armuré je me protége le visage
Essayant de me frayer un chemin
Je t'aperçois
Au milieu de ce brasier écarlate
Ecrasé sur le sol carbonisé
Magnifique jeune fille
Etendu a l'agonie
Les ailes déchirer et sanglante
Quel combat a-t-elle pu mener
Pour les gorger ainsi de sang
Ses lèvres émettent un léger sourire
Je m'approche et m'agenouille
La pluie battante éteignant les dernières braises
« Mademoiselle »
Je la regarde
Au milieu de son cercueil de cendre
Je vois ses yeux subitement se soulever
Me regarder un bref instant
Versant des larmes
Elles sont rouges
Elle pleure son propre sang
Je range son glaive sur mon flanc
Et la soulève dans mes bras
Je la ramène avec moi
Sur les hauteurs rocheuses
Délicatement
Je la dépose sur l'herbe
Encore humide par la rosée du crépuscule
Je la revêts de ma cape armuré
Adosser contre la paroi couverte de lichen
Je l'observe
Un corps si angélique
Que personne ne saurait y résister
Ta peau nue contre la terre fraîche
Absorbe l'eau perdue dans ta chute
Mais comment un ange tel que toi
A pu s'effondrer aussi bas
Le vent se lève
Il fait voler nos chevelures
Je décide un geste interdit
Je m'assoit à ses cotés
Je la contemple
Je passe ma main le long de son visage
Je sais au fond de moi
Que je commets un sacrilège
Les mains souillées que sont les miennes
Ne devrait pas en avoir le droit
Mais je me sens comme enchaîner
Par ce corps
Par ce regard
Mais toute ces sensations étranges lorsque j'effleure sa peau
Me laisse dans le désarroi
Toute cette rage
Une volonté si implacable
Une haine si froide
Mais dans quel monde a-t-elle pu vivre
Quelle vie a-t-elle pu mener
Un ange s'affale à mes pieds
Et je suis incapable de faire quoi que ce soit
Quel déshonneur pour moi
Un frémissement parcours soudain mon corps
Juste l'espace d'un instant
Ses yeux se sont à nouveau ouvert
Ils me regardent fixement
Les pupilles dilatées
Je n'avais jamais ressenti
Un état de peur aussi intense
Une vision si perçante
Vide de tout sentiments
Elle se redresse
Découvrant la moitie de sa chair nue
Elle observe le ciel
Hurlant à la mort
Elle se lève et déploie ses ailes
Encore emplie de sang
Eclaboussant mon visage dans leur déploiement
Elles l'enroulent dans une lueur aveuglante
Comme a l'intérieur d'un cocon
Et d'un flash de lumière
Se rouvre
Laissant paraître une nouvelle créature
L'ange nue et déchiré n'était plus
Un ange vengeur et désincarné la remplaçait
Une guerrière vêtue de cuir et de métal
Elle s'avance vers moi
Me prit par la gorge et me souleva
Plaquer contre la paroi
Je pouvais entendre sa respiration
Elle reprit son glaive de mon flanc
Relâcha son étreinte
Elle se colla a moi
J'étais paralysé
J'avais face à moi
Un être d'une telle puissance
Qu'il m'était impossible de raisonner
Sa beauté me rendait aveugle
Son visage s'approchant inexorablement du mien
Je ne pu en détourner les yeux
Dans un dernier mouvement
Ses lèvres s'agrippèrent aux miennes
Une sensation si douce
Quand nos langues s'entremêlèrent
Une chaleur intense envahissait mon être
Je me sent comme purifier a présent
Ma peau se glace
Mon c½ur s'arrête
Elle s'enlève
Caresse mon visage
Et pour dernière vision harmonieuse
Un sourire émit par ses lèvres
Elle me tourna alors le dos
Arme a la main
S'éloigna pas a pas
Disparaissant dans la nuit
Enveloppée doucement par les ténèbres
Et moi je suis la
Sur le sol
Le regard vers les étoiles
Avec comme dernière image
Celle de ce sourire
Et maintenant je me demande
Quand aura lieu sa prochaine descente
Quand pourrai-je de nouveau la retrouver
Car étant immortel
J'ai l'éternité devant moi
Et toutes les nuits je reviendrais
Afin de contempler et d'espérer
Un nouveau déchirement dans le ciel
Un nouveau torrent de flammes
Et toi mon belle ange
Je succomberais encore à ton désir
Tes yeux m'enchaîneront une fois de plus
Et nos lèvres se rencontreront encore
A travers l'éternité infernale qui nous attend
Un ange de sang
Un esprit des ténèbres
C'est ainsi que je rêve de finir dans tes bras
Loin de tout ça
Juste au sommet de cette colline
Où chaque instant nous pourrons contempler
L'immense lien qui nous unis


Sworgheist Dracos from "Drak & Sworg"
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# Posted on Wednesday, 30 August 2006 at 10:05 AM

XXVIII. Chain

Chain

Enchaîner aux chaînes de verre
Je regarde mon corps
Meurtri par les nombreuses blessures
Je scrute tout ce sang
S'échappant de ma chair
Il me reste encore assez de force
Pour bouger
Tenter de briser mes liens
Mais rien n'y fait
Impossible de m'extirper
J'appelle
Et devant moi il se dresse
Droit comme l'univers
Sans bouger
Figer par le temps
Et pourtant
Je le vois
Ses yeux se régale
Il lève sa faux
Et l'abat sur ma nuque
Je n'avais jamais senti l'acier aussi froid
Et pourtant, il était la
Me traversant la gorge
L'effluve de vie rouge
Se rependant sur le sol de glace
Je ne pensais pas ma chair aussi faible
Aucun espoir
Pas même une dernière requête
L'on me laisse périr ici
Au milieu de ces ruines glacées
Attaché comme un monstre de foire
Je ne tien plus
Je m'effondre
Tout devient noir
Tout s'engourdi
Mes sens me quitte
Ma chute semble si profonde
Mais quelque chose reste
Je continue à pensée
Ne serais je pas encore mort
N'aurais je point trépasser
Pourtant je le sens
L'acier froid
Encore planté dans ma gorge
Je me sens si bien
Comme libérer
Comme renaissant de mes cendres
Le noir devient blanc
Tout m'aveugle
Des ailes
Ce sont des ailes qui me déchirent les omoplates
C'est tout mon être qui brille
Une lumière si noire
Qu'elle fissure les murs qui m'entourent
Des ailes si dures
Qu'elles sectionnent mes chaînes
Libre
Sensation oublié depuis si longtemps
Je peux enfin partir
Allé où bon me semble
Mais je suis trop faible
Une fois massacré tous mes goeliers
Je prendrais mon repos
Dans ce palais maudit
Loin de toute vie
Je m'endors sur mon propre sang
Brûlé par la rage
Mais je me sens enfin libre
Je prie une chose
Fermant les yeux
Je prie d'avoir la chance
De les rouvrir
Sur l'aube prochaine


Sworgheist Dracos from "Drak & Sworg"
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# Posted on Wednesday, 30 August 2006 at 10:06 AM

Hot Fairy Tales

Hot Fairy based on Mily Model
Hot Fairy Tales

# Posted on Tuesday, 05 September 2006 at 3:50 PM

Final Fantasy

Yuna
Final Fantasy
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# Posted on Sunday, 10 September 2006 at 8:31 AM