Wolf in Dust

Wolf in Dust base on Nacht Model
Wolf in Dust
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# Posté le mardi 12 septembre 2006 17:01

I. Bugs & Angel

I. Bugs & Angel
Bugs & Angels


Dans ma tête il règne un monde noir
Un monde de toiles et de poussières
Dans mon âme il existe ce puit sans fond
La où je balance tous ce qui me dérange
Les insectes dévorent mon cerveau
Pendant que les anges déchiquettent ma carcasse
Quoi de plus beau que de voir le sang
Ruisseler entre les pavés de cette belle allée dorée
Route du paradis, la chair au sol
Chaude comme l'enfer
Bêtes infernales déguisées en moine
Curés de pacotilles allongés au bord du caniveau
Putes embellies par un miroir crucifix
Le paradis hin
Comme un grand bordel
Derrière des rideaux de soie
Immaculé au fenêtre
Mais rouge couvert de la conception à l'intérieur
Laissez moi rire
Ca des démons
Chez moi on appelle ça des enfants de c½ur
Pas la peine d'ouvrir les lèvres, petite levrette
Tes talons ne sont pas cirés
Moi je repars chez Lucifer
Il reste de la lumière sur terre

Sworgheist Dracos from "Fallen Hell"
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# Posté le vendredi 17 novembre 2006 17:24

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 12:46

II. Liqueur & Bénédiction

II. Liqueur & Bénédiction
Liqueur & Bénédiction


Et ils tombèrent du ciel
Comme de la grêle
Sur l'asphalte encore brûlante
Amas de chairs torsadées
Comme les tresses d'une natte ensanglantée
Corps brûlants éviscérés sur un macadam noir
Comme leurs âmes
Ailes consumées comme les derniers remparts
D'une muraille sans gardiens
Brume carmin au attrait de framboises
Coulis de cerises à la chair angélique
Délice divin selon les dieux
Accordez vous repos et miséricorde
Comme une belle lumière blanchâtre
Damoclès illusoire déjà effondrée
Au travers des pages d'un livre sans défaut
Récit des grands conteurs
Absurdité démoniaque
Livre scellé d'or et de platine
Règles divines
Comme celle de ces filles
Aux corps de vie sans restes
Avalant Ostie et sacristies
Comme le reflet
D'un pale effet de semence
D'une sensation ternie
Par le suivi de million d'autres
Chaîne étendue, nimbée de plastique
Ouvrant maintes porte s'en frappée
Comme les croisement d'une jeune fleur
Aux pétales humides
D'un nouveau printemps
A quelles sont agréables et serviables
Nos soeurs d'églises
Sous leurs longues tuniques chaste
Pour y porter jartelles et dentelles
Les bénitiers sont depuis longtemps asséchés
Remplis de liqueurs sucrées
Bas et bottillons
Filles de bordel
Revenu du trottoir
Pour avoir prêché douce parole
Du bout des lèvres
Du long de la langue
Au nom d'un dieu
Au joie d'une valeur
Chaude et savoureuse
Pour quelque échange de valeur dorée
Prêcheuse de rose parole
Comme les paroi d'un couloir étroit
D'ou l'on ne ressort
Prêt qu'à vomir
Malade de cette chaleur interne
Et de ses mur visqueux
Mais vous serez enfin absout
De vos pêchés et de vos envies
Enfin relâcher de cette pression sans limite
Vider d'un poids qui vous tenait au corps
Délicieux picotements qui remonte à votre abdomen
Relâchement de muscle trop longtemps tendu
Elles sont maintenant prêtes à repartir
Toutes ensembles
Dans leur demeure ecclésiastique
Déposer dans ces vases subalternes
Cette onction divine
Qu'elles vous ont pompée
Mais au moins
Vous serez chez vous plus légers
Éliminez du poids de votre corps
Mais évidemment de celui de votre portefeuille
Toute bénédiction a son prix messieurs
Mais n'oublié pas de partager
Ne pas absoudre ses lourdeurs est sacrilège
Alors n'ayez pas honte
Vous êtes humains, pas angélique
Si ce l'était vous seriez répandu
Sur l'asphalte noir des dieux
En liqueur de sang
Glissant le long de fruits trop mures

Sworgheist Dracos from "Fallen Hell"
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# Posté le dimanche 26 novembre 2006 12:20

Modifié le dimanche 26 novembre 2006 12:46

III. MaelStrom

III. MaelStrom
MaelStrom


Il fut un temps de rois et de royaumes
Bénies de lumière sacrée avant le déluge
Avant le changement
Amené d'une ère moderne
Il fut des jours clairs et lumineux
Avant les ténèbres et les tempêtes
Avant l'effondrement des cités
L'apocalypse de feu
Les pluies de glace
Marais à perte de vue
Telle la terre des démons
Qui pousse en surface
Vision angélique d'un passé révolu
Du noir, de la torpeur
Un sommeil, une peur enlacée
Plaisir profond mais redouté
Comme un appel par l'au-delà
Sans retour, ni aller
Un simple pas au dessus d'une frontière d'irréel
Caresser par une brume d'automne
Au réchauffement des météores de feu
Arroser par le chant des douces fées au regard d'émeraude
On s'aventure
Plus loin, plus longtemps
Comme attirer par les trésors les plus secrets
Mais on revient de moins en moins
On termine par se perdre
On tombe, on oublie, on s'efface
Mais toujours elles nous retrouvent
Car elles deviennent cauchemar
Peur envoûtante
Désir consumant
Chant mélodique aux dents acérées
Ces nymphes caressées par l'eau sombre
Nageant comme les dauphins de l'océan
Dans ces étendue de vase
La peau lisse gorgée de liquide
Pale et blanchâtre comme les mortes
Revenu récemment d'outre monde
Elles appellent, elles demandent, elles implorent
Et on se rapproche
De leur domaine, de leur griffes
On se penche, beau reflet miroitant
Et elles nous attrapent, comme un appât trop frais
Au bout d'une ligne mal hameçonné
Et nos chairs iront repaître leurs estomacs
Mais leurs chants feront oublier la douleur
Les yeux percés, nous n'y verront plus la souffrance
D'apercevoir nos membres mutilés
Servant de repas à ces belles sirènes
Sirènes de prose, sirènes de chant
Harpies déguisées en dauphin marécageux
Entrer aux lisières des forets
Elle aime tellement la chair
Elle apprécie baigner dans le sang
Un sang frais, qui ruisselle le long de leurs corps de vierges
Comme un gel dessinant maint contour exquis
De leurs lèvres à leurs poitrines
Jusqu'au bout de leurs parties intimes
Il descend, se répand comme les pétales au murmure d'un vent chaud
Si belles, si cauchemardesques
Et pourtant, on y reste
On y goûte
Et n'oubliez pas d'écouter leur prière avant chaque repas
Car c'est votre dieu qu'elle remercie
Qu'elle remercie de nourrir
Car la chair est succulente lors qu'elle provient des créatures de dieu
Alors vous aussi priez, et remerciez votre dieu
De vous offrir comme repas à ses enfants oubliés
Petite effigie qui s'effondra du royaume des rois
Lorsque à chacun leur tours
Elles goûteront la saveur royale
L'ère moderne rasera leur petit domaine
Les machines assourdiront leurs chants de mélodies macabres
Et comme dieu
Joueur d'échec merveilleux
Elles disparaîtront selon sa volonté
Car ainsi il n'y aura plus de preuve
Plus de contestation, de besoin de nourrir
Une progéniture exilée
Et l'asphalte encore fumant ensevelira leurs corps
Dans un bitume de trottoirs et de routes sombre
Et de leur cri de souffrance naîtront plante et verdure
Derniers récit de douces sirènes
A l'apogée de leurs existences.

Sworgheist Dracos from "Fallen Hell"

# Posté le dimanche 26 novembre 2006 20:22

IV. Cerberus

Cerberus, Les 3 âmes

Je m'éveille
Face au sol
Visage dans la boue
J'entends la pluie tomber
Elle frappe le sol et mes tempes
Comme les tambours d'une charge effrénée
Mes yeux s'entrouvrent
Sur cette masse sombre
Aux éclats de rubis
Posture décharnée au charisme de démon
Allongée dans son sommeil
Repos aigu dont l'écho me perce les songes
Comme une faux trop aiguisée
L'eau et la terre se mêlent
Ruissellent jusqu'à ce fleuve noir
Récit d'un amas d'âme sans espoir
Errant des profondeurs
Mais lui veille toujours
Encore et à jamais
Ses yeux de sang flamboyant
Scruteront pour toujours
Ces vallées foudroyantes
De noirceur et de terreur
Dresser comme les démons rocailleux
Des anciennes arches désormais en ruine
Gardien infernal aux attraits de peluche
Abomination cauchemardesque à trois têtes
Tête de Glace
Tête de Feu
Tête de Sacre
Cerbère, créature divine
Sculptée par dieu
Éduquée par Bélial
Bête puissante et dévastatrice
Ange doux et protecteur
Démon insatiable et impitoyable
Il observe, il respire
Comme respire la terre
Aussi profondément, aussi lentement
Comme si l'air n'avait plus de sortie
Et il reste la
Devant le Styx
Peu importe le temps
Peu importe la façon
Dont les portes du paradis sont ouvertes
Il veille
Et moi je me réveille
Pas encore dans sa gueule
Pas encore couvert de salive
Pas encore déchiqueter par les griffes
Gargouille exilée et incomprise
Abandonnée au supplice
Mais je le sais
Elle m'appelle
Elle hurle sa souffrance
Créature pervertie
Sans compagnons, ni amis de foire
Seule dans la lumière
Car si cruel est le divin
Elle me regarde
Me sonde
Je sens percer son regard de sang jusque mes entrailles
Les crocs se dessinent
Mais quelle gueule me savourerait la première
Les museaux reniflent
Respire l'odeur de la peur
Terreur ineffaçable
Face à une telle frayeur
Animal envoûtant et déroutant
J'approche ma main
Mais personne ne touche aux anges
Il est interdit de frôler les créatures de dieu
Servitude humaine obligée
Par le fouet et l'épée
Mais ici je suis loin de l'humain
Loin de cette rivière noire de sentiment
Écoulant les âmes vers un monde de perdition
Oublié de tous
Styx rongeant les corps
Comme de la chair putrie
Il ouvre la gueule, crocs déployés
Un coup et je servirais de chair à pâté
Pourtant il me plait
Cet animal servile
Je le sais tendre malgré sa posture
Et j'approche, déjà dévorer des éclats de rubis
N'ai point peur, je ne suis pas bourreau
Comme toi je suis exilé
Ma main se posa alors sur sa joue
Fini les grognements
Les aboiements de haine
Mes mains caressent l'oeuvre des puissants
Tant de blessures, de cicatrises encore béante
Pauvre bête torturée par ses pères
Pauvre chiot à peine sortit de son berceau
Et déjà si cruellement attacher
Aux piques d'une chaîne sans fond
Désormais il ne surveillera plus
Car c'est avec lui que je m'en irais
Sacrilège de changer les pions de l'échiquier divin
Dieu à mes trousses
Bélial sur ma tête
Telle une auréole brûlante
De flammes incandescentes
Couronne d'épine masquée
Outil de torture camouflé
Croix de pénitence traînée
Il s'en ira
Car désormais je décide des lois
J'aime cette créature
Comme elle a décidé de me suivre
Parcourant plaine et montagne
A jamais compagne
Désormais elle pourra guérir
De ces millénaires de meurtrissure
Cerberus, Créature de mes nuits
Animal mystique
Ami inséparable
Ensemble gagnons les portes démoniaques
D'un paradis décharné
Gouverner par les saints
Démons frêles aux habits de carnaval
Nuage de marécage
Aux senteurs épurées
Par le sang des condamnées
Porte d'or fait d'os et de crâne
Prière illégale effacé des écrits
Lumière divine et sacrée
Transperçant les corps et les âmes
D'une béatitude sanguinolente
Comme les aiguilles d'une seringue
Apportant la meilleure drogue qui soit
Jusqu'à l'overdose
Car encore on en reprend
Ça nous tue mais on les aime
Ces monter de sueur sucrée
Quand le bas du ventre se tend
Suite à la douce parole de cette douce vierge
Marie prêtresse des anges
Aux ailes d'acier
Portant nombre de dieux anglais à la ceinture
Apurer jusque tréfonds
Récurer jusqu'à la plus fine paroi
O cerbère reconnaît tu ta mère
Il n'y a plus de vice au paradis
Car ce mot n'y a jamais été écrit
Tout est permis
Aller, ensemble
Nous gravirons
L'escalier des ténèbres
A la monté d'une terre stérile
Couverte de semence puérile
Trop jeune que pour germer
Trop vieille que pour pousser
Séraphin n'est la que pour rincer l'oeil du très haut
Après tout
Il n'y a plus de vil en terre sainte
Plus de monstruosité en terre sacrée
Puisqu'ils sont bénis, le mal n'est pas inscrit
Alors ils se permettent
Touchent, dégustent
Peu importe l'age et la chair
Nous irons remettre de l'ordre là-bas
Toi gardien des songes
Ode mélodique aux 3 âmes perverties
Sert ma quête Cerberus.

Sworgheist Dracos from "Fallen Hell"
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# Posté le samedi 11 octobre 2008 19:33